Un territoire façonné pour l’érable
Quand on traverse l’Outaouais, difficile de ne pas remarquer l’immensité des forêts qui couvrent le territoire. Collines boisées, vallées fertiles, rivières qui serpentent entre les érablières… tout ici semble avoir été façonné pour l’érable.
Située dans le sud-ouest du Québec, la région de l’Outaouais s’étend sur plus de 33 000 km² et regroupe quatre MRC ainsi que la Ville de Gatineau. La grande région de Gatineau–Ottawa rassemble près de 1,3 million de consommateurs. Cette proximité avec un vaste bassin de population représente un avantage précieux pour les producteurs agroalimentaires de la région.
L’agriculture s’est naturellement développée dans les vallées des rivières des Outaouais, Gatineau et de la Petite-Nation. La diversité des sols, la qualité de l’eau et les variations du climat créent un environnement riche pour plusieurs productions agricoles. Mais au printemps, c’est l’érable qui vole la vedette.
L’érable, une richesse bien vivante
Depuis plusieurs années, l’acériculture prend de plus en plus de place dans le paysage agricole de l’Outaouais. De nouvelles entreprises voient le jour, tandis que d’autres continuent de faire grandir leurs érablières.
L’acériculture en Outaouais en quelques chiffres
• 33 456 km²
Superficie totale de la région de l’Outaouais.
• 4 MRC et la Ville de Gatineau
Le territoire se compose des MRC de La Vallée-de-la-Gatineau, des Collines-de-l’Outaouais, de Papineau, de Pontiac et de la Ville de Gatineau.
• Près de 1,3 million de consommateurs
La proximité du marché de Gatineau–Ottawa représente un avantage important pour les producteurs agroalimentaires de la région.
• Une industrie en croissance
Le nombre d’entreprises déclarant des activités acéricoles dans la région est passé d’un peu plus de 40 au début des années 2010 à près de 60 aujourd’hui.
• Plus de 2,5 millions de dollars
C’est la valeur approximative des revenus générés par l’acériculture dans la région de l’Outaouais en 2025.
Dans les MRC de La Vallée-de-la-Gatineau, des Collines-de-l’Outaouais, de Papineau et de Pontiac, les érablières façonnent tranquillement le territoire. Chaque printemps, lorsque les nuits froides et les journées plus douces se succèdent, la saison des sucres ramène avec elle une effervescence bien particulière.
Des érablières encore pleines de promesses
Si plusieurs érablières sont déjà exploitées, une grande partie du territoire forestier possède encore un potentiel acéricole intéressant. Au fil des années, différentes études et démarches ont permis de mieux comprendre la richesse de ces forêts et d’identifier des secteurs où l’acériculture pourrait continuer de se développer.
Dans cette optique, le gouvernement du Québec a entrepris un travail pour repérer certaines érablières à prioriser sur les terres publiques afin de soutenir le développement de nouveaux projets acéricoles.
Cette démarche vise à mieux mettre en valeur une ressource qui fait partie intégrante de l’identité québécoise, tout en assurant un équilibre avec les autres usages de la forêt.
Une tradition qui continue de grandir
Entre ses vastes forêts d’érables, ses paysages vallonnés et la passion des producteurs qui y travaillent, l’Outaouais possède tous les ingrédients pour faire rayonner l’acériculture encore longtemps.
Car derrière chaque érablière se cache une histoire : celle de femmes et d’hommes qui récoltent la sève au rythme des saisons et qui perpétuent un savoir-faire profondément enraciné dans notre territoire.
Et justement, plusieurs entreprises acéricoles de l’Outaouais font vivre cette tradition aujourd’hui… chacune à leur façon.
Références
- Portrait agricole de la région de l’Outaouais.
- Potentiel acéricole : une consultation publique en cours en Outaouais.
- Formulaire d’enregistrement des exploitations agricoles (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation – 2010 à 2025)
- Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). Rapport de suivi des consultations publiques 2021 : Potentiel acéricole à prioriser en Outaouais.
- Forget, É., Doyon, M. et al. (2002). Évaluation du potentiel acéricole pour l’Outaouais. Université du Québec en Outaouais.

