
En 2007, environ 82 % des fermes enregistrées au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) faisaient l’élevage d’animaux, soit des bovins de boucherie, des bovins laitiers, des moutons, chèvres et autres.
Du groupe, l’élevage de vache-veau dominait avec 65 % des exploitations agricoles.
Bien que ce secteur soit le plus important dans la région, il est en décroissance depuis quelques années au profit d’autres productions. En 2007, les recettes enregistrées par les fermes de vache-veau étaient de 41 % des revenus agricoles de la région de l’Outaouais alors qu’en 2000, c’était 43 %.
Ceci dit, malgré une tendance vers une diminution de consommation de viande de bœuf depuis quelques années et une certaine évolution au niveau de la viande consommée qui porte à croire que la demande pour cette viande pourrait avoir atteint sa maturité, on remarque pour le moment peu de répercussions chez les producteurs vache-veau qui ont su développer des débouchés pour leurs animaux.
Tout comme la production de vache-veau, la production laitière aussi est en baisse. En 2007, 11 % des entreprises s’y adonnaient alors que sept ans auparavant, c’était 14 %. Cette pratique ramène tout de même 25 millions de $ à l’Outaouais, ce qui représente 27 % des recettes agricoles.
Les autres secteurs comme la production ovine, chevaline et l’élevage de cervidés, de grands gibiers, de porcs, de volaille et d'autres animaux sont présents dans environ 13 % des fermes. Ce sont des secteurs qui sont en constante croissance. Par exemple, le nombre de brebis a augmenté de 40 % depuis les années 2000. L’élevage de grands gibiers tels bisons, cerfs rouges et sangliers a aussi fait son apparition. Ainsi, nous retrouvons en Outaouais plusieurs fermes qui essaient de diversifier l’économie en élevant des poulets, des dindes, des sangliers, des bisons et des chèvres et des brebis laitières, etc... En 2007, ces entreprises étaient au nombre de 106 en Outaouais et engendraient des revenus de 7,3 millions de $, comparativement aux fermes d’élevage de bovins qui étaient 607 et généraient 37,5 millions de $ par année.
Bien que ce ne sont qu’environ 10 % des fermes de la région de l’Outaouais qui se consacrent en partie ou toute entière à l’horticulture, c’est le secteur agricole qui, financièrement, a connu la plus grosse hausse.
En 2000, l’horticulture enregistrait 9 % des recettes agricoles de l’Outaouais alors qu’en 2007, il s’agissait de 13 %, soit une hausse de 62%. Les productions agricoles horticoles génèrent un peu plus de 11,5 millions de $ annuellement.
Malgré le fait que l’horticulture est un des domaines agricoles les moins développés en Outaouais, c’est quand même un de ceux qui présente énormément de potentiel. Au cours des dix dernières années, c’est la production qui a le plus évolué, notamment en prenant sa place sur les marchés. La région met beaucoup d’efforts pour le développer encore davantage.
Le secteur de l’horticulture est très vaste. Il regroupe les cultures maraîchères et en champ, les fruits et les petits fruits ainsi que les cultures de plantes ornementales et de gazon. En Outaouais, ça représente plus de 1 % de toutes les terres cultivées.
La plupart des fermes horticoles se retrouvent sur le bord des cours d’eau tels que les rivières des Outaouais, du Lièvre, Gatineau et de la Petite-Nation. Les producteurs horticoles en Outaouais profitent de conditions biophysiques et bioclimatiques excellentes. Les sols passent du sable à l’argile et différents climats sont présents, ce qui donne place à toutes sortes de cultures.
Chaque année, différents partenaires subventionnent plusieurs projets qui serviront à la diversification des produits et de l’économie régionale en Outaouais. Par exemple, certains producteurs bénéficient de l’argent du programme de diversification et de commercialisation en circuit court en région mis à leur disposition par le MAPAQ.
Le projet de la culture de la camerise, un petit fruit semblable aux bleuets, mené par le MAPAQ en collaboration avec le CLD de la Vallée-de-la-Gatineau est un bon exemple des projets d’innovation dans la région. D’autres producteurs tentent aussi des essais de culture du cerisier de la Saskatchewan, de l’amélanchier, des fraises et framboises remontantes et du houblon.
Différents programmes existent afin de supporter des projets de démarrage qui diversifient l’économie régionale. Il s’agit notamment de supports à des essais de nouvelles cultures et de nouvelles techniques de production pour adapter celles-ci aux conditions que l’on retrouve dans la région ou encore en valider la rentabilité. Les entreprises intéressées peuvent contacter leur centre de services agricoles local du MAPAQ pour avoir plus d’informations.
Au niveau de la répartition géographique des revenus agricoles, on note que la MRC de Papineau est celle qui rapporte le plus d’argent à la région avec 28,5 millions de $, suivi de près par la MRC Pontiac avec 27,8 millions de $ et la MRC des Collines-de-l’Outaouais avec 16,2 millions de $. La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau et la Ville de Gatineau sont bonnes dernières avec des recettes de 12,9 et 5,3 millions de $.
Pour avoir plus d’information sur le portrait agricole régional et d’autres statistiques intéressantes, nous vous invitons à consulter le portail régional du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.